poivronrouge.blog4ever.com

poivronrouge.blog4ever.com

Des plantes qui purifient l’air intérieur

Des plantes

qui purifient l'air intérieur

 

Certaines espèces améliorent la qualité de l'air en absorbant certains polluants.

 

Un lierre et un spathiphyllum peuvent ainsi venir égayer votre salle de bains. Ces plantes ont en effet montré leur capacité à absorber certains polluants, notamment le toluène, le benzène et l'ammoniac, très présents dans les produits de nettoyage et les désodorisants.


La pollution ne s'arrête pas à votre porte !

Dans son rapport intitulé "Risques chimiques au quotidien", la sénatrice Marie-Christine Blandin a confirmé que l'air de la maison, du bureau ou des transports en commun, où nous passons entre 70 et 90 % de notre temps éveillé, peut être plus pollué que l'air extérieur.

Peintures, parfums d'ambiance, revêtements de sol ou fumée de cigarette dégagent toutes sortes de substances nocives.

Être exposé à ces produits se traduit le plus souvent par de l'eczéma, des migraines ou des problèmes respiratoires. Certaines de ces substances sont des cancérigènes avérés.

 

Les travaux en laboratoire du CSTB ont ainsi montré qu'un chlorophytum peut neutraliser une grande partie du toluène et du monoxyde de carbone de l'air en soixante-douze heures. Comment ? "En absorbant les polluants soit par les racines, soit par les feuilles, explique Damien Cuny, professeur à la faculté de pharmacie de Lille. Ensuite, la plante métabolise ces substances, c'est-à-dire qu'elle les transforme pour mieux s'en séparer. Par exemple, le formaldéhyde est très vite converti en CO2, et rejeté."

 

Des végétaux, oui mais combien ?

Il y a des questions auxquelles les chercheurs ne peuvent répondre. Ainsi, comment savoir combien de plantes utiliser pour assurer une dépollution correcte ? "Difficile à dire, regrette Geneviève Chaudet, ancienne présidente de l'association Plant'Air pur. Il n'existe pas de 'pollumètre'".

"Il faut donc évaluer la pollution de son environnement en examinant trois critères : d'abord, la pollution extérieure, qui ne sera pas la même selon que vous habitez en bordure de forêt ou sur une nationale, poursuit-elle. Ensuite, la façon dont a été construit, meublé et décoré votre logement. Enfin, vos habitudes de vie. Faites-vous grand usage de produits d'entretien ? Fume-t-on chez vous ? Faites-vous des feux de cheminée ? Utilisez-vous souvent des désodorisants ? Tout cela entre en ligne de compte."

Pour une pollution intérieure moyenne, Geneviève Chaudet conseille d'installer au minimum cinq plantes dans les pièces à vivre et une plante dans les autres pièces. "Attention, remarque Damien Cuny, les polluants agissent sur les plantes. Au cours de nos expérimentations, le dracaena marginé a beaucoup souffert, tandis que le chlorophytum s'est montré résistant."

 

L'action des plantes ne dispense pas d'aérer le logement

Ne pas oublier les bons gestes

Utiliser des plantes pour leurs pouvoirs dépolluants implique de les entretenir avec soin et d'éviter d'utiliser des produits phytosanitaires (engrais et produits de traitement) ! Enfin, "même si elles sont efficaces, les plantes ne dispensent pas des bons gestes", rappelle Gaëlle Bulteau. L'Observatoire de la qualité de l'air intérieur recommande notamment d'aérer son logement tous les jours, de ne pas fumer dans les bâtiments et de ne pas abuser des produits d'entretien, des dépoussiérants et des parfums d'ambiance.

 

Quelles espèces contre quels polluants ?

Les études de la Nasa et le programme Phyt'Air ont montré que l'action de certaines espèces - chlorophytum, dracaena marginé, pothos et spathiphyllum - est très efficace sur les polluants les plus courants. Des plantes à tout faire, en quelque sorte.

D'autres ont leur spécialité. Ainsi, l'anthurium et le rhapis sont particulièrement actifs sur l'ammoniac (produits d'entretien). Les palmiers, le philodendron rouge et le lierre s'attaquent volontiers au formaldéhyde (panneaux d'aggloméré, moquettes, peintures). Le chrysanthème fait disparaître le benzène (fumée de cigarette, détergents, carburants). Enfin, l'aréca, la fougère de Boston et le phœnix débarrassent l'air du xylène (solvants, insecticides).



16/04/2009
1 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 185 autres membres